Aischwarya et le Bouddha

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Il y a bien longtemps, dans un pays lointain, au pays des Blarat, en Inde, vivait un couple Rahman qui n’avait qu’une seule fille, AISHWARYA. Celle-ci était particulièrement jolie.

Elle avait de longs cheveux noirs et brillants qui descendaient jusqu’à sa ceinture, des yeux d’un bleu profond et ses pieds étaient fins et d’un blanc éclatant. Elle n’était pas seulement très jolie, elle était aussi très gentille.

Elle aidait ses parents lorsqu’elle le pouvait et aucun travail n’était jamais trop pénible pour elle.

C’est pourquoi ses parents l’aimaient beaucoup. Ils l’avaient éduquée avec soin et la protégeaient du mieux qu’ils pouvaient, elle était cultivée et parlait couramment l’anglais, elle excellait dans la danse de l’Odissi et elle n’ignorait rien de la littérature.

Pourtant, ils se faisaient beaucoup de soucis quant à son avenir.

Un jour, il faudrait bien que leur fille se marie, mais où pourraient-ils trouver un bon mari pour elle ?

Ils vivaient près de la rivière Kaveri. A des kilomètres à la ronde ne vivaient que de pauvres gens et ici et là un noble pauvre qui croulait sous les dettes.

Mais, un bon mari qui travaillerait dur et qui aimerait leur fille de tout son coeur, ils n’en connaissaient pas.

Si ça continue, elle sera encore seule lorsque nous mourrons, disait son père et sa mère en soupirant, lorsque leur fille était déjà allée se coucher.

Si seulement, nous avions eu un fils, il serait resté près de nous après son mariage et il aurait repris nos affaires. Mais notre fille devra suivre son époux et vivre sous les ordres de sa belle-mère. Elle exercera son autorité sur notre Aishwarya, elle est si gentille. Si nous avions eu un fils, il nous aurait intégrés à son nouveau foyer. J’adore notre enfant, mais quels soucis que d’avoir une fille, poursuivaient-ils.

Par un beau matin d’été, la jeune fille était occupée à laver le trottoir devant leur maison, lorsqu’un homme portant un panier plein de fruits vint à passer.

Il avait déjà parcouru une longue route, car son panier était presque vide.

C’était un jour de fête, le Raksh Bandan, c’était la pleine lune d’août, la fête des frères.

Chaque été, il cueillait dans la forêt de pleins paniers de fruits et les vendait en se déplaçant le long des rivières. Il travaillait très tôt le matin jusque tard le soir.

L’argent qu’il gagnait devait lui permettre de subsister tout l’hiver. Mais, cette année-là, il n’avait pas encore beaucoup vendu.

Il s’était donc éloigné de chez lui pour vendre ses fruits.

Stupéfait, il regarda la jeune fille.

Quelle belle enfant, pensa-t-il ! Je l’épouserais bien volontiers, mais ses parents n’accepteraient jamais un gendre pauvre comme moi. Dommage que je n’aie pas plus d’argent. Pour elle, j’irais au bout du monde.

Rêveur, il s’agenouilla près de la maison.

Comme 80 % de la population Amarya il était bouddhiste, une religion venue du Tibet qui se répandait depuis le nord dans toute l’Asie.

Soudain, il entendit la voix des parents de la jeune-fille qui parlaient à nouveau de leurs soucis dans la salle de séjour.

Bien que sachant cela peu convenable, il appuya l’oreille contre le mur afin de mieux entendre la conversation.

Demain, de grand matin, nous irons tous les trois au temple Taj Mahal à Agra qui se trouve sur la colline, dit le père. Nous avons toujours honoré Bouddha qui sera sans doute bien disposé à notre égard. Nous luis avons toujours apporté des offrandes.

Voilà pourquoi Bouddha a toujours veillé à ce que nous ne manquions de rien. Aujourd’hui nous sommes riches. Nous avons épargné un coffret plein de magnifiques pierres précieuses pour le mariage de notre fille. Nous exposerons nos inquiétudes à Bouddha et nous lui demanderons conseil.

D’accord répondit la mère. Nous ne pouvons tout de même pas donner la main de notre fille à des pauvres fermiers du voisinage. Elle est trop belle et trop gentille. Un fermier la ferait sûrement travailler tard le soir et dilapiderait sa dot au café.

Le pauvre jeune homme en avait entendu assez. Il se leva doucement et se dirigea vers le temple.

Une idée lui avait traversé l’esprit. En effet, il savait que la grande statue du temple était creuse.

Bien qu’il vive dans un endroit isolé, le jeune homme savait que le Taj Mahal était inspiré de l’architecture de l’Islam, héritage de la dynastie moghole.

Il déposa le panier de fruits dans un coin du temple et fit le tour de la statue.

Il ouvrit la statue par l’arrière et s’y faufila prudemment. Une fois à l’intérieur, il referma la porte afin que nul ne pût le remarquer.

Le temple était comme chaque jour rempli de pèlerins.

Le temps commençait à lui sembler long, lorsque le marchand de fruits entendit enfin les parents et leur fille entrer….

Très honoré Bouddha, pria le père, nous venons vous demander conseil pour notre fille. Nous ne pouvons trouver un mari qui lui convienne. Elle est gentille, jolie, travailleuse et nous lui cherchons un bon mari, qui la chérira et prendra aussi bien soin d’elle que nous l’avons toujours fait. Où pourrions-nous trouver cet homme ?

Le jeune marchand de fruits dissimulé dans la statue saisit sa chance.

N’ayez aucune crainte pour son avenir, dit-il d’un ton solennel.

Sa propre voix le fit sursauter, car la statue était creuse et sa voix résonnait dans tout le temple. On aurait dit que c’était Bouddha qui parlait. Vous trouverez un homme bon attentif pour votre fille, continua-t-il. Rentrez chez vous. Demandez à votre fille de mettre la table et de la couvrir des mets les plus délicieux et du pain le plus savoureux que vous ayez.

Veillez aussi à mettre une bonne cruche de vin. Le premier homme qui frappera à votre porte sera celui qui prendra votre fille pour épouse. Toute sa vie durant, il l’aimera de tout son coeur et veillera sur elle. Elle sera très heureuse avec lui.

Les parents et leur fille regardèrent Bouddha d’un air surpris. Ils espéraient bien un conseil, mais jamais, ils n’avaient imaginé entendre Bouddha leur parler.

Reconnaissants, ils se prosternèrent tous les trois devant la statue et en firent plusieurs fois le tour en s’inclinant.

Engourdi par une longue attente, le jeune marchand de fruits sortit de la statue avec peine. Il se sentait un peu coupable, car ils les avaient trompés tous les trois par l’entremise de Bouddha, mais il pensa : « Ils se faisaient du souci pour leur fille. Je veillerai sur elle toute ma vie, j’en fait la promesse et je la tiendrai ».

Où aurait-il pu trouver un homme aussi bon et fidèle pour leur fille ?

Rassuré, il remit le panier de fruits dans son dos et se rendit à la maison de la belle.

Il frappa doucement à la porte qui s’ouvrit immédiatement et il fut convié à entrer. La table était couverte d’une nappe de lin fin, du meilleur service de l’armoire et des mets les plus savoureux. Des mets très diversifiés étaient disposés sur la table. Ils incluaient de nombreuses épices mélangées et moulues, dans des assortiments, du riz tandoori, du rasam, du garan masala…

Le riz et le blé donnaient des touches claires au milieu de cette palette de couleurs vives. Au centre de la table se trouvait la cruche de vin.

La jeune-fille l’invita à prendre place à table et lui offrit une coupe de vin. Il put goûter le meilleur des plats disposés sur la table et tous les trois se montrèrent charmants à son égard.

Le jeune marchand de fruits n’avait jamais été aussi heureux…

Après le repas, le père lui demanda comment il trouvait sa fille. Le marchand de fruits fit l’éloge de la jeune-fille. Les mots lui manquaient car, à chaque fois qu’il la regardait, il était frappé de stupeur par sa beauté.

Elle lui sourit gentiment, car elle trouvait le marchand de fruits très gentil et modeste. Son père et sa mère les regardaient tour à tour en se faisant des signes de têtes.

Bouddha avait donc raison !

Ce jeune marchand convenait à leur fille. Il était calme, gentil et modeste et il saurait prendre soin d’elle, car son amour pour elle était manifeste.

Quelques semaines plus tard, le mariage fut célébré dans la petite maison de la rivière. Aishwarya portait une somptueuse longue toilette rouge surmontée d’un voile rouge brodé de pierres précieuses.

Un gros diamant en forme de goutte d’eau ornait le milieu de son front délicat. Des parures d’or couvraient ses avant-bras.

De la caste brahnane, la jeune-fille pouvait prétendre à une très grosse dot.

Entre-temps, le gendre avait travaillé d’arrache-pied afin de rendre sa pauvre maison aussi confortable que possible pour sa ravissante épouse. De nouveaux rideaux pendaient aux fenêtres et il avait décoré la maison avec de nombreuses sculptures en bois. Le jardin était rempli de plantes à fleurs et le sentier devant la porte d’entrée avait été débarrassé de toutes les mauvaises herbes.

La mariée était rayonnante et le marchand de fruits ne savait comment faire pour la prendre dans ses bras.

Après le mariage, le père prit son gendre à part.

A présent que tu as épousé ma fille, dit-il gentiment, je te donne tout ce que ma femme et moi avons mis de côté. Conserve soigneusement ce coffre de pierres précieuses et ne t’en sers que lorsque tu en auras besoin, le plaisir qu’il te procurera n’en durera que plus longtemps. Il donna le coffret de pierres précieuses au jeune-homme qui le reçu avec surprise, car il était tellement amoureux de la jeune-fille qu’il en avait totalement oublié la dot.

Vous ne le regretterez pas, dit-il à son beau-père avec reconnaissance, j’aime votre fille à la folie et j’aurais toujours pris soin d’elle avec amour, même si vous n’aviez pas offert ce trésor. Mon épouse est ce que j’ai de plus précieux au monde.

Après les noces, le jeune-homme retourna chez lui avec sa jeune épouse et le coffret de pierres précieuses.

Là, il ne prit pas seulement soin de sa femme, mais aussi de ses beaux-parents qui vécurent très vieux.

Sa femme et lui eurent quatre enfants, deux fils robustes et deux filles magnifiques et, ensemble, ils vécurent heureux de très longues années auprès de la rivière.

Il n’avoua jamais ni à son épouse, ni à ses beaux parents que leur bonheur à tous, ils le devaient non pas à Bouddha, mais à son audace.

Au loin, les singes s’amusaient et on pouvait entendre le chant des crapauds brun et carmain.

 

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Max Piccinini
#1 Coach de Haute Performance
Expert en Stratégies de Réussite
Fondateur de ReussiteMax
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